Je l'aime et il me manque. Un manque énormé, un gouffre dans la ventre, des larmes le soirs dans mon lit, des larmes sur une musique qui me rapproche trop de lui, des larmes ... Beaucoup trop de larmes. Une faim terrible que je n'arrive plus à combler. Je souris, sûrement pour me faire croire que tout va bien. Mais non tout ne va pas bien. J'ai commis une faute et je m'en mords les doigts à présent. De savoir que plus son coeur ne bats plus pour moi. Et si ? J'aime me surprendre à espérer, après tout, les rêves réalisent même l'impossible. Je me souviens de tout, et j'aime y penser en souriant. Je sais que je suis pitoyable à m'accrocher ainsi, mais je m'en fous, vous savez. Il n'était pas parfait, vous ne l'auriez peut-être même pas trouver beau, mais pour moi il l'était. Plus que tout. Il a le chic pour dire ce qu'il ne faut pas quand il ne faut pas. Pour vous balancer ce qu'il pense sans se soucier de ce que vous, vous pensez. Il s'en fout, il est franc. J'aime. Et pourtant, malgré cet air dur que tout le monde a vu, j'ai vu autre chose. Je me souviens de ces chansons. Celles qu'il m'a fait découvrir. Jesus of Suburbia. Heart in a cage. Celles qu'il ma dédier. L'amour à la Française. Il peut pleuvoir. Celle que j'ai écouter avec lui, et qui résume tout. Wherever you will go. Et moi qui tentait de lui en faire découvrir, alors qu'il en savait beaucoup plus. Ca l'amusait de m'ennuyer, et je me prenais au jeu. Mais c'était rien comparé à toutes les autres choses qu'il m'a dites. Des dialogues digne de Jeux d'Enfants. A pleurer. Je me souviens. Quand on écoutait de la musique dans son lit, et que mettant Still waiting des Sum 41, j'ai sursauté pensant que c'était mon G.S.M. et que j'ai éclaté une latte. Je me souviens. De ce festivals, en sa compagnie, où je l'ai hébergé. De ce soir, où à deux heures du matin, trempés jusqu'aux os, on est remonté à pieds, dans un état pitoyable pour ma part, et où on s'est embrassés, sous la pluie. On s'en fout, on caillait déjà. Des films d'horreurs, nos fameuses soirées DVD. Je me souviens, vingt-trois heures dans ta cuisine, à te lancer des noisettes dans la bouche, à me coucher sur la carrelage, à te serrer dans mes bras. Je me souviens, des Fêtes de Wallonie. Nous avions passé la nuit précédente ensemble. On ne s'est vu qu'un quart d'heure. Je t'aime, dans l'oreille. Je me souviens de tes lèvres, de ta peau sous mes doigts et de la tienne sous les miens. Je me souviens, Sam, du peu qu'on a vécu ensemble. Et je dois dire que je donnerais tout pour y être à nouveau. Etre dans ces bras qui m'entourait. Ou je me sentais bien. Pour effacer mon erreur, et t'avoir encore à mes côtés. Peu m'importe qu'on se voyait peu, chaque moment était bien avec toi. Fatiguée, au levé, endormie, déchirée, trempée, en train de me sécher les cheveux, en pyjama. Tu m'as vue dans tout mes états. Tu m'as aimé. Vraiment. En tout cas j'espère. On a été bien. On a été ensemble. Je ne vis sûrement que dans les souvenirs de cette histoire. Je n'ai plus que ça pour m'accrocher. Parce que je n'arrive pas à t'oublier. Et j'ai essayer. Je le jure. Je ne peux pas. Je ne sais pas. J'ai un manque énorme qui me lie le ventre et qui m'empêche d'être heureuse. Heureuse, je veux juste être heureuse...
Avec toi.
Je t'aime, et tu me manques, Sam.